29 avril 2008
Conte de Noël
Je ne peux pas résister à l'envie de vous présenter une petite pièce que j'ai écrite et fait représenter, en décembre 2006.
EVOCATION AUTOUR DE NOEL
Cinq personnages :
L’ange
Marie, mère de Jésus,
Jeune Marie (adolescente de 12-13 ans)
Petite Marie (4 ans)
Josepa, la femme de l’aubergiste…
Invitation par l’ange
Il s'adresse au public
Bonjour mes frères et sœurs, je suis heureuse de vous voir tous assemblés ici, pour célébrer ensemble la naissance de ce Jésus tant aimé. Vous savez, je l’ai vu naître, moi, il y a bientôt 2006 ans ! Comment, vous ne me croyez pas ? Mais j’étais là, oui, parfaitement !Mais non, je ne suis pas folle ! (Quelqu’un s’apprête à le toucher au bras). Eh ! Ne me touchez pas! Je suis une femme, d’abord ! Et puis, je suis intemporelle ! C’est vrai, je ne suis pas vraiment d’ici…..Attendez…..On m’appelle….(Il regarde le ciel), (à part..) Désolé papa, j’oublie toujours…..Je te demande pardon..(S’adressant à nouveau au public) En fait, je ne pouvais pas me montrer, je ne pouvais que vous parler….Mais le mal est fait….Et papa me comprend tellement bien ! Il me connaît, depuis le temps ! Je suis distraite, j’ai tant à faire ! Je dois aller partout, ces temps-ci.. !!Bon que disais-je ? ….A l’époque, il faisait froid à Bethléem. Je l’ai vu, cet enfant enveloppé dans le manteau de sa mère et blotti contre elle..Je percevais la douce haleine du petit âne gris et du brave vieux bœuf fatigué debout dans cette étable aménagée au fond de l’impasse juste à gauche de l’unique auberge du village..Des gens sont arrivés la nuit même de la naissance de l’enfant….J’ai entendu leurs pas et j’ai aperçu leur ombre sur le mur latéral de la grande maison...Je m’en souviens comme si c’était hier..
Quatre monologues(un par un, les quatre acteurs suivants passent devant le public, en regardant droit devant eux)
Petite Marie : Maman, j’ai peur ! Ou es-tu ? Il fait noir ! Je ne te vois pas ! Il y a plein de monde ici ! Je vais aller dans la grande maison où on chante et danse..J’ai faim..Pauvre petit bébé..Il est dans le froid..Il est gentil. Il m’a fait des risettes…Et il faisait des petits bruits..Il voulait jouer avec moi…
Jeune Marie : je n’ai pas reçu beaucoup de sous, aujourd’hui ! Tout le monde regarde ce bébé dans la crèche et moi, je vais me faire battre par mon père, si ça continue..Il est beau, ce petit garçon…Papa devrait m’acheter un manteau..Ma robe me serre un peu et j’ai tellement froid..Tantôt l’aubergiste m’a regardée d’un drôle d’air..Papa me dit que j’ai bientôt l’âge de me marier…J’aime bien quand les passants me sourient ou me caressent les cheveux..Ils sentent le vin et chantent des chansons que je ne comprends pas mais au moins, ils ne sont pas méchants…Ils m’ennuient parfois un peu…alors je leur lance des cailloux pour les faire partir…..
Josepa : l’argent rentre bien, ce soir ! Hippolythe est content pour une fois, ce vieux ronchon ! Je suis quand même triste pour ce tout petit bout qui doit dormir avec les bêtes ! Moi, je voulais bien leur laisser la mansarde, à ces gens-là, mais mon mari l’a louée aux musiciens..Il n’aime pas tellement les étrangers, il dit que ce sont des profiteurs..Tantôt, j’irai vite porter un seau d’au tiède pour la maman et son petit. Faut quand même qu’elle se nettoie un peu, et qu’elle débarbouille le bébé ! Il est tellement adorable ! On aurait dit qu’il me regardait et qu’il me reconnaissait !
Marie, maman de Jésus : ils sont gentils, ces aubergistes, de nous avoir donné asile, en plein recensement. J’ai un peu froid, mais j’ai un si bon sentiment dans mon cœur ! J’ai envie de chanter. Les étoiles sont si claires et belles ! J’aime bien la toute grande, elle n’était pas là hier ! Pauvre Joseph, il dort, il a tellement marché…Je n’ose pas lui dire que je n’ai pas mangé de pain aujourd’hui..J’ai donné ma pièce à cette pauvre gamine maigrichonne, et si peu vêtue par ce temps…On dirait une enfant perdue..Pauvre petite..Elle est très jolie pourtant, mais ses yeux sont tristes..(à Jésus..) tiens, te voilà réveillé, Yeshoua ! Je vais te donner à boire…Pourquoi es-tu si triste, soudain, toi qui n’arrêtes pas de sourire à tout le monde…..M’aurais-tu entendue ?
Interpellation de l’ange
(à Marie) : Oui, Marie, mère de Dieu, ton fils a approuvé ton beau geste et il te dit que tu n’auras plus jamais faim…..Tu as reçu le Pain de Vie, toi la première….
(à petite Marie) : Ma toute petite puce, ta maman est dans l’auberge et elle te cherche partout. Cours vite vers elle, sinon ta grande sœur va te gronder…..Lazare est venu te chercher, donne-lui la main pour aller plus vite !
(à la jeune Marie) : Marie, Jésus te voit comme tu es. Il voit à l’intérieur de ton cœur et il y a rencontré une future femme très belle, courtisée, et préservée malgré tout. Il est triste pour ton méchant père ivrogne, ta robe déchirée et trop légère..Ne lance plus de cailloux….Il m’a demandé de toujours veiller sur toi !
(à Josepa) : Et toi, sage et vaillante épouse d’Hyppolithe le tenancier, tu as touché le cœur de l’enfant-Dieu, tu lui as donné de l’eau pure et un jour, c’est toi qu’il invitera pour être immergée dans les eaux du Baptême….
Quelques jours plus tard : Bethléem - place du marché
Rencontres : dialogue

Josepa : (se parlant à elle-même) voilà, j’ai acheté des légumes frais…Avec l’argent que nous avons reçu j’ai enfin pu m’acheter ce parfum si cher que je voulais depuis longtemps…..Tiens, voilà Marie avec son bébé ! - Bonjour jeune femme ! Comment va la petite famille ?
Marie : (tenant son bébé dans les bras) : très bien, sœur, merci ! Le petit a pris beaucoup de forces. Je voudrais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour nous ! Un jour, mon fils vous le rendra au centuple !
Josepa : Vous savez, je l’ai fait de bon cœur ! En fait j’y pense, nous avons de la place, si vous voulez, vous pouvez emménager dans la petite chambre de ma servante…
Marie : c’est bien aimable, mais nous devons partir ce soir. Nous avons un long trajet à faire..
Tite Marie : Josepa ! Oh bonjour toi, Maman de « Zézu », où est ma maman ?
Josepa : tu l’as encore perdue ? Elle doit être tout près , regarde, elle est derrière toi, près du prêteur à gages.. C’est le Monsieur qui donne des sous..
Jeune Marie (qui a entendu la dernière phrase..) : (elle murmure pour elle-même) « donne des sous » ? Il m’en faut, des sous ! Pourquoi il donne des sous, cet homme ?
Josepa : tu es trop curieuse toi, ma belle ! Il ne les donne pas, les pièces, il te les échange contre des bijoux, des tissus d’Orient… Il ne donne rien pour rien, petite sotte !
Jeune Marie (d’un ton froid, blasé) : je m’en doutais, figurez-vous ! Personne ne donne rien pour rien..Même mon sourire je ne le donne plus, je le vends ! Plus je souris, plus je gagne….Et si je souris pendant que les hommes m’ennuient, je gagne beaucoup….(à Marie)……Oh, il est mimi, ton bébé, je peux le porter ? Je suis sûre qu’avec lui dans mes bras, les gens seraient plus généreux ! Marie lui donne le petit…Elle a un air doux et souriant..
Jeune Marie : il a l’air de bien m’aimer, ton fils !
Marie : il est né pour aimer….pour t’aimer..
Petite Marie : au revoir tout le monde, au revoir tibébé (elle lui donne un petit bisou)……(silence)…… oui, je t’écoute !
Josepa : à qui parles-tu ?
Petite Marie..à « zezu » ! c’est mon ami et il me parle dans mon cœur!
Jeune Marie : menteuse !
Josepa : tu racontes des histoires !
Tite Marie (se retourne, fâchée et s’en va)…..c’est pas vrai ! Maman ! Les trois femmes restantes vont s’asseoir en arc-de-cercle devant le public, la petite Marie revient et s’assied au centre du cercle..
L’ange revient sur la scène et parle au public.. -Non, elle n’a rien inventé cette petite fille, Jésus parle aux cœurs purs et tout le monde ne l’entend pas….
Finale
L’ange exprime la pensée profonde des quatre femmes, il les regarde gentiment l’une après l’autre en disant les mots suivants :
Jésus me parle, oui…..(il regarde petite Marie)
Jésus ne lance jamais de pierres (il regarde la jeune Marie)
Jésus rend au centuple (il regarde Josépa)
Mon fils est né pour aimer…(il regarde Marie, maman de Jésus)
L’ange (salue le public).. : Au revoir tout le monde, j’ai d’autres lieux et temps à visiter encore….Je vous souhaite à tous et à toutes d’entendre la petite voix, ce soir, de ne jamais juger, de prendre plaisir à donner plutôt qu’a recevoir, et de vous laisser aimer, par lui, cet enfant, né à nouveau dans notre souvenir, ce soir..
Il s'adresse au public
Jeune Marie : je n’ai pas reçu beaucoup de sous, aujourd’hui ! Tout le monde regarde ce bébé dans la crèche et moi, je vais me faire battre par mon père, si ça continue..Il est beau, ce petit garçon…Papa devrait m’acheter un manteau..Ma robe me serre un peu et j’ai tellement froid..Tantôt l’aubergiste m’a regardée d’un drôle d’air..Papa me dit que j’ai bientôt l’âge de me marier…J’aime bien quand les passants me sourient ou me caressent les cheveux..Ils sentent le vin et chantent des chansons que je ne comprends pas mais au moins, ils ne sont pas méchants…Ils m’ennuient parfois un peu…alors je leur lance des cailloux pour les faire partir…..
Josepa : l’argent rentre bien, ce soir ! Hippolythe est content pour une fois, ce vieux ronchon ! Je suis quand même triste pour ce tout petit bout qui doit dormir avec les bêtes ! Moi, je voulais bien leur laisser la mansarde, à ces gens-là, mais mon mari l’a louée aux musiciens..Il n’aime pas tellement les étrangers, il dit que ce sont des profiteurs..Tantôt, j’irai vite porter un seau d’au tiède pour la maman et son petit. Faut quand même qu’elle se nettoie un peu, et qu’elle débarbouille le bébé ! Il est tellement adorable ! On aurait dit qu’il me regardait et qu’il me reconnaissait !
Marie, maman de Jésus : ils sont gentils, ces aubergistes, de nous avoir donné asile, en plein recensement. J’ai un peu froid, mais j’ai un si bon sentiment dans mon cœur ! J’ai envie de chanter. Les étoiles sont si claires et belles ! J’aime bien la toute grande, elle n’était pas là hier ! Pauvre Joseph, il dort, il a tellement marché…Je n’ose pas lui dire que je n’ai pas mangé de pain aujourd’hui..J’ai donné ma pièce à cette pauvre gamine maigrichonne, et si peu vêtue par ce temps…On dirait une enfant perdue..Pauvre petite..Elle est très jolie pourtant, mais ses yeux sont tristes..(à Jésus..) tiens, te voilà réveillé, Yeshoua ! Je vais te donner à boire…Pourquoi es-tu si triste, soudain, toi qui n’arrêtes pas de sourire à tout le monde…..M’aurais-tu entendue ?
(à Marie) : Oui, Marie, mère de Dieu, ton fils a approuvé ton beau geste et il te dit que tu n’auras plus jamais faim…..Tu as reçu le Pain de Vie, toi la première….
(à petite Marie) : Ma toute petite puce, ta maman est dans l’auberge et elle te cherche partout. Cours vite vers elle, sinon ta grande sœur va te gronder…..Lazare est venu te chercher, donne-lui la main pour aller plus vite !
(à la jeune Marie) : Marie, Jésus te voit comme tu es. Il voit à l’intérieur de ton cœur et il y a rencontré une future femme très belle, courtisée, et préservée malgré tout. Il est triste pour ton méchant père ivrogne, ta robe déchirée et trop légère..Ne lance plus de cailloux….Il m’a demandé de toujours veiller sur toi !
(à Josepa) : Et toi, sage et vaillante épouse d’Hyppolithe le tenancier, tu as touché le cœur de l’enfant-Dieu, tu lui as donné de l’eau pure et un jour, c’est toi qu’il invitera pour être immergée dans les eaux du Baptême….
Rencontres : dialogue

Marie : (tenant son bébé dans les bras) : très bien, sœur, merci ! Le petit a pris beaucoup de forces. Je voudrais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour nous ! Un jour, mon fils vous le rendra au centuple !
Josepa : Vous savez, je l’ai fait de bon cœur ! En fait j’y pense, nous avons de la place, si vous voulez, vous pouvez emménager dans la petite chambre de ma servante…
Marie : c’est bien aimable, mais nous devons partir ce soir. Nous avons un long trajet à faire..
Tite Marie : Josepa ! Oh bonjour toi, Maman de « Zézu », où est ma maman ?
Josepa : tu l’as encore perdue ? Elle doit être tout près , regarde, elle est derrière toi, près du prêteur à gages.. C’est le Monsieur qui donne des sous..
Jeune Marie (qui a entendu la dernière phrase..) : (elle murmure pour elle-même) « donne des sous » ? Il m’en faut, des sous ! Pourquoi il donne des sous, cet homme ?
Josepa : tu es trop curieuse toi, ma belle ! Il ne les donne pas, les pièces, il te les échange contre des bijoux, des tissus d’Orient… Il ne donne rien pour rien, petite sotte !
Jeune Marie (d’un ton froid, blasé) : je m’en doutais, figurez-vous ! Personne ne donne rien pour rien..Même mon sourire je ne le donne plus, je le vends ! Plus je souris, plus je gagne….Et si je souris pendant que les hommes m’ennuient, je gagne beaucoup….(à Marie)……Oh, il est mimi, ton bébé, je peux le porter ? Je suis sûre qu’avec lui dans mes bras, les gens seraient plus généreux ! Marie lui donne le petit…Elle a un air doux et souriant..
Jeune Marie : il a l’air de bien m’aimer, ton fils !
Marie : il est né pour aimer….pour t’aimer..
Petite Marie : au revoir tout le monde, au revoir tibébé (elle lui donne un petit bisou)……(silence)…… oui, je t’écoute !
Josepa : à qui parles-tu ?
Petite Marie..à « zezu » ! c’est mon ami et il me parle dans mon cœur!
Jeune Marie : menteuse !
Josepa : tu racontes des histoires !
Tite Marie (se retourne, fâchée et s’en va)…..c’est pas vrai ! Maman ! Les trois femmes restantes vont s’asseoir en arc-de-cercle devant le public, la petite Marie revient et s’assied au centre du cercle..
L’ange revient sur la scène et parle au public.. -Non, elle n’a rien inventé cette petite fille, Jésus parle aux cœurs purs et tout le monde ne l’entend pas….
L’ange exprime la pensée profonde des quatre femmes, il les regarde gentiment l’une après l’autre en disant les mots suivants :






