La plume à la patte

Quand la petite souris se met à écrire...

13 juillet 2009

Un poème pas beau et pas gentil!

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Fureur

Rancœur, fureur,

Pour ces mots vides de sens,

Ces outres gonflées,

Qui séduisent les cœurs innocents

Et se complaisent à détruire,

A écraser

Pour mieux briller

Elles nous plongent dans les ténèbres

Dans les limbes de solitude et d’oubli.

Fureur et impuissance

Devant leurs prouesses

Et leurs effets de manche

Impuissance et douleur

Devant leur face méprisante

Et leur rictus plein de fatuité

Je vous méprise, familiers sépulcres blanchis!

Douleur et dépossession

A vous entendre, vous observer,

Au plus profond de ma retraite

Perte de soi,

Perte d’identité

Voilà le doute qui s’installe

Morsure que seule apaisera

Le temps

Un temps pour me reprendre

Et des silences pour me retrouver

Fureur contre vous

Malheur que je pressens

Je n’y serai pour rien,

J’attends patiemment

Avec ressentiment

Dans le profond de mon cœur meurti

Jusqu’à ce que dans le fond de mon être

Et de ma vie,

Enfin, vous disparaissiez..

Rancœur, fureur,

Brûlantes sensations

Ma terre est en friche.

En attente d’un plant neuf

Mes racines seront plus fortes

Laissez-moi le temps

Et j’offrirai des fleurs et du fruit.

Je donnerai mon coeur

A ceux que je n’ai jamais cessé d’aimer.

Malgré vous,

Malgré tout

Malgré moi.

Parce que l’Amour ne se leurre pas !

Il n’a aucune prise sur vous

Il vous a vaincu

Avant de m’atteindre

Il m’offre la douceur.

Et la promesse d’un vrai bonheur

Douceur bonheur..

Sans vous

Rappel de notre condition humaine.

Graine d’espoir

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Petite explication pour les éventuels lecteurs et lectrices de ce blog oublié qui ne me connaissent pas sous cet aspect. J'exprime ici ma rancoeur, mon dégoût, et paradoxalement, disons-le, mon envie pour ces personnes (rares, heureusement) qui manipulent, trompent ou encore, rabaissent les autres par leurs belles paroles, leurs flatteries, leurs propositions souvent intéressées et qui trop souvent obtiennent tout ce qu'elles veulent, sans tenir compte de la sensibilité voir de la présence des autres. Ces gens ne vivent que pour eux et ont tendance (par bêtise ou par égoïsme, plus rarement par méchanceté) à détruire tout ce qui est Beau, et à titre personnel, tout ce en quoi je crois.

Ce n'est qu'un coup de gueule passager, mais ça fait du bien de le dire. J'ajoute volontiers (vous l'aviez compris, je crois!) que je ne vise personne en particulier (du moins pas sur le blog)!

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04 mai 2008

un grand vent

Lin-Tan-Po dans sa rizière

Travaille jusqu’aux dernières lueurs

Il va rejoindre l’humble chaumière

Où vivent sa femme et l’enfant, son Bonheur

Son cœur heureux ne connaît qu’une crainte

L’approche du Grand Vent le fait frémir

Ce souffle sauvage qui murmure sa plainte

Et entraîne les eaux à tout détruire

Ce matin-là, l’épouse est partie

Parée de ses plus beaux atours

Dans le village voisin, elle voit l'Ami

Celui qui lui inspire ce détour

Le bébé laissé seul dans son berceau,

Dort dans la maison désertée

Mais affamé, il se réveille au plus tôt

seul le vent répond à son cri désolé

Lin-Tan-Po dépose son outil

Et accourt, murmurant une prière

Il entre chez lui, essoufflé et transi,

Et découvre une forme renversée sur la terre

Le doux enfant au crâne meurtri

Ne tendra plus son petit corps

à la tendre caresse d’un visage pâli.

Le vent puissant lui a donné la mort.

L’épouse de gris vêtue, désormais, pleure

Jamais plus, elle ne délaissera le foyer

Et Lin-Tan-Po oublie sa peur

Car le grand vent l’a ignoré

Le sage époux dans sa rizière

Remercie le ciel clément

Dans le ventre de la future mère

Grandit un nouvel enfant

Parfois, un petit ange aux yeux bridés

murmure dans le cœur de ses parents

Et sourit à la mère pardonnée

blotti dans les bras du vent..

Le vent joue avec les hommes

Et l’homme joue avec le feu

Le feu joue avec nos cœurs

Le cercle se brise

L’enfant donne son cœur

L’enfant s’éloigne du feu

L’enfant aime l’homme

Et l’enfant est l’ami du vent.

Et la vie devient éternité

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29 avril 2008

Ode à l'Amitié

L'attente

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Si tu te sens trop seule,
Si l'obscurité t'entoure
Et que le froid t'envahit..
Pense à moi..

Si tu es trop fatiguée
Pour rêver,
Si ton coeur, malgré toi
Replonge dans la tristesse
Je serai là..

Si l'attente devient trop longue,
Si ta vie te paraît vide et désolée
Si tu te sens trop petite
Pour te chauffer au rayon éloigné
J'implorerai l'astre pour toi

Si tu n'as cessé d'espérer,
Si ton coeur a toujours pu aimer
A travers ses blessures
Tout en toi restera ouverture
Dont notre rencontre est la clé

Pense joyeusement à moi en ce jour de lune,
Laisse-moi rêver une petite place à tes côtés
Sens-tu la lumière précéder ton attente?
Vois-tu mes bras tendus à l'Autre en toi
T'invitant au partage éternel ?

Dans la douce chaleur de nos retrouvailles
Garde-moi.
Dans le courant de nos existences synchrones
Abandonne-toi

Alors je serai doublement heureuse
Et chanterai pour toi ma sonate de lune
Cette douce musique d'ange, rien que pour toi
Et j'entendrai tout ce que murmure mon coeur
Toujours je t'y retrouverai..

Posté par Sourifleur à 10:41 - poèmes - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

premier amour

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ECOUTE (écrit à l'âge de 17 ans)
Ecoute le chant du hibou
La première rose est tombée
Tache de sang sur le gravier
Larme d'amour qui brouille tout

Les heures sont passées pour nous
D'autres mondes déjà sont nés
Ecoute le chant du hibou
La première rose est tombée

Je l'ai mise sur tes genoux
Tu l'as prise et caressée
Fleur nue couverte d'été
Jamais parfum ne fut si doux..
Ecoute..le chant du hibou

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mon oiseau onyx

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Mon oiseau onyx me rend heureux

Car il répond à mon chant

Il est unique, jumeau, précieux

Il parle à mon cœur d’enfant

Mon oiseau rare me sourit

pendant qu’il cueille les pétales

dont il remplit mon petit nid

pendant que se lèvent les étoiles

mon tit oiseau dort dans mon cœur

et y laisse un grand soleil

je me blottis dans sa douceur

je pense à lui et m’émerveille

oiseau onyx, tu me rends heureux

et j’ai envie de te sourire

tu es unique, jumeau, précieux

toi, mon ciel, où nos âmes peuvent se dire

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le lièvre et le petit chevreuil

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J'ai rencontré ce beau chevreuil doré
et je l'ai de suite aimé
car ces animaux mimis
sont de très grands amis!
Le chasseur n'en vient pas à bout
quand très complices, ils font les fous
et se relaient au faîte de leur course!
selon Florian, l'Amitié les ressource
Ce très doux animal m'a trouvé,
moi, le petit lièvre tout dépité,
d'avoir connu des élans de coeur
sans y trouver mon âme-soeur!
Et puis, ce tout petit chevreuil doré
est venu me consoler
et cet animal mimi
est un tit coeur que je chéris...

Posté par Sourifleur à 10:07 - poèmes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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